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Entretien

Le patrimoine routier est principalement composé de chaussées et d’ouvrages d’art. Mais il y a aussi les accotements, l’assainissement de la route (les traversées de buses, les fossés), les glissières de sécurité, les murs de soutènement, le terre-plein central pour les routes deux chaussées séparées, les aires de repos, les aménagements paysagers, et aussi la signalisation de direction de police, la peinture, les panneaux à messages variables, les caméras etc..... C’est un ensemble complexe qui nécessite un entretien, voire de multiples entretiens, tous particuliers et spécifiques, touchant à toutes leurs composantes.

La politique de l’entretien routier mise en œuvre depuis plusieurs années sur le réseau national a été conçue par la direction des routes au début des années 1990.

Elle a pour but d’une part d’offrir aux usagers du réseau routier national un niveau satisfaisant de confort et de sécurité, y compris grâce à un entretien satisfaisant des dépendances et des équipements de signalisation et de sécurité et d’autre part d’assurer la préservation du patrimoine routier (chaussées, ponts, tunnels, murs de soutènement).

Les Directions Interdépartementales des Routes mettent en oeuvre cette politique sur le réseau dont elles ont la responsabilité, avec les moyens mis à leur disposition et avec l’aide du réseau scientifique et technique (Service d’études sur les transports, les routes et leurs aménagements (SETRA) ; Laboratoire central des ponts et chaussées (LCPC) ; Centre d’études sur les réseaux, les transports, l’urbanisme et les constructions publiques (CERTU) ; les Centres d’études techniques de l’Equipement (CETE)...).

Le maintien en état de ce patrimoine est assuré :

  • d’abord, grâce à des opérations d’entretien préventif effectuées régulièrement pour maintenir praticables les ouvrages en toute sécurité,
  • ensuite, grâce à des opérations de réhabilitation lourdes des sections dégradées. Cette dégradation est souvent due à l’accroissement du trafic ou au défaut de renforcement malgré l’important programme mené dans les années 70 et 80.

En effet, le réseau routier français a subi des dégâts considérables à la fin de l’hiver 1962-1963 : le quart du réseau routier national a été détruit en une quinzaine de jours par l’effet du trafic lourd sur des chaussées en cours de dégel.

Après les réparations indispensables, le programme de renforcements coordonnés, lancé à la fin des années 1960 et poursuivi jusqu’en 1988, a permis la modernisation de la majeure partie du réseau routier national. Il avait pour objet de doter les chaussées de structures suffisamment robustes pour fournir en toutes saisons, y compris donc en périodes de gel et de dégel, un niveau de service satisfaisant (suppression des barrières de dégel), moyennant la mise en oeuvre, sur les itinéraires traités, d’une politique d’entretien préventif.

A l’issue de cet important programme, la direction des routes a développé des méthodes d’évaluation des chaussées et ouvrages d’art afin de suivre l’évolution dans le temps de l’état du patrimoine routier et de mesurer l’efficacité des mesures prises.
Les indices IQRN (Image Qualité du Réseau Routier National) pour les chaussées et IQOA (Image Qualité des Ouvrages d’Art) pour les ouvrages d’art ont ainsi été mis en place en 1992 et en 1994. A ces dispositifs s’est ajoutée plus récemment une campagne d’évaluation des ouvrages de soutènement(IQmur).

Aujourd’hui, trois problématiques constantes sont prises en considération par nos agents au cours de l’entretien du patrimoine routier sur le réseau de la DIR Sud-Ouest :

  • maintenir la sécurité des conditions de circulation,
  • assurer et maximiser la pérennité du patrimoine routier et ouvrages d’arts,
  • et aussi préserver l’environnement.