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Entretien et exploitation

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La conservation des chaussées

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publié le 25 septembre 2008 (modifié le 14 mars 2011)
Les sols en place, sensible à l’eau, étant incapables de supporter les charges des poids-lourds il a fallu interposer entre les roues des véhicules et le sol des matériaux choisis répartissant ces charges sur le sol : c’est la chaussée.

L’évolution des chaussées est étroitement liée aux besoins de déplacement de l’homme :

  • Terrain naturel : pour les déplacements à pied et occasionnels obligatoires peu ou pas répétitifs.
  • Sentier : pour les déplacements à pied répétitifs et réguliers.
  • Piste et chaussée romaine : pour des passages fréquents, en convois à pied ou accompagnés de véhicules (apparition de la roue).
  • Piste revêtue : pour des passages fréquents de véhicules à vitesse « relativement élevée » (apparition du véhicule à moteur).
  • Chaussée souple revêtue : pour des passages fréquents de véhicules à moteur à vitesse élevée et à charge par essieu « relativement faible ».
  • Chaussées à structures traitées : pour des trafics importants de véhicules légers mais surtout de poids lourds devant circuler en toutes saisons et tous lieux et en sécurité.

Pour en savoir plus, vous pouvez télécharger ici le schéma de la Comparaison entre une chaussée ancienne et une chaussée moderne (format pdf - 277.8 ko - 25/09/2008).

Les chaussées sont constituées :

  • d’une assise qui permet de répartir la charge des poids lourds sur le sol support
  • et d’une couche de roulement qui a pour fonctions :
    • d’imperméabiliser l’assise et de protéger le sol support,
    • de protéger l’assise de l’agression du trafic (superficielle et structurelle),
    • de participer à la sécurité des usagers en offrant une bonne adhérence des pneumatiques,
    • de participer au confort des usagers et riverains par le niveau sonore du bruit de roulement, de l’uni et l’esthétique liée aux couleurs du revêtement.

Parce que les chaussées se dégradent pour cause de trafic intense, de conditions climatiques particulières, de malfaçons ou d’accidents/incidents, la DIR Sud-Ouest effectue leur entretien. L’objectif de l’entretien des chaussées est de :

  • maintenir leur capacité de répartition des charges supportées c’est l’aspect structure,
  • permettre aux usagers de circuler sur une route sûre et confortable c’est l’aspect sécurité confort.

Comme pour un bâtiment, l’entretien d’une chaussée consiste en une succession de deux types d’interventions :

  • les interventions réfléchies et définies à l’avance pouvant concerner :
    • soit l’ensemble de l’ouvrage (entretien général),
    • soit une partie de l’ouvrage (entretien courant programmé).
  • interventions d’urgence sur une partie de l’ouvrage brutalement défectueuse et devenant dangereuse (entretien courant curatif).

La réussite vis-à-vis des objectifs de l’entretien des chaussées doit conduire à des interventions d’urgence rares car elles symbolisent l’échec de l’entretien courant programmé et a fortiori de l’entretien général.


Le rôle particulier de l’eau

L’eau joue un rôle particulier dans la dégradation des chaussées. En effet elle peut atteindre le sol par dessus (infiltration de la pluie au travers de la chaussée), par les côtés (infiltration par les accotements ou les fossés), par le dessous (nappe phréatiques, sources).

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RN 120 - Travaux d’accotement sur route sinueuse de montagne en Ariège

Vous pouvez télécharger ici le schéma illustrant L’impact de l’eau sur les chaussées (format pdf - 523.3 ko - 25/09/2008).

C’est pourquoi la DIR Sud-Ouest veille à :

  • traiter les accotements pour permettre l’évacuation rapide des eaux de surface (dérasement d’accotement, curage de saignées),
  • abaisser le niveau de l’eau dans le sol (curage de fossés, drains etc),

En effet afin d’empêcher la pénétration de l’eau dans la chaussée il est nécessaire de favoriser l’écoulement des pluies vers le système d’assainissement constitué de fossés qui longe les routes, voire de bassins pour stocker ces eaux.
Pour cela il convient de nettoyer périodiquement les caniveaux, les canalisations et les ouvrages hydrauliques qui dirigent l’eau vers les fossés.
Par ailleurs, les fossés et les bassins doivent être curés pour permettre l’écoulement et le stockage des eaux dans les mêmes conditions qu’à l’origine de leur création.

  • bien imperméabiliser la chaussée pour que l’eau ne puisse y entrer : c’est le rôle de la couche de roulement.

Une deuxième mesure consiste à assurer l’étanchéité de la couche de roulement pour éviter que l’eau ne parviennent jusqu’aux couches inférieures (couches de base, de fondation et de forme).

bmp - 82.2 ko
Travaux d’enrobés sur l’A64 en Haute-garonne

Pour ce faire on utilise plusieurs techniques, notamment :

    • Le bouchage des trous : il s’agit de boucher les fissures qui apparaissent dans la couche de roulement avec un mélange de bitume et de sable.
    • Le reprofilage : il faut reprofiler les chaussées déformées pour éviter que de l’eau ne stagne sur la chaussée ; c’est-à-dire redonner à la chaussée un profil en travers correct pour que l’eau puisse s’évacuer rapidement vers les exutoires.
    • refaire tous les 10 à 15 ans les couches de roulement.

Cliquez ici pour connaître plus précisément le choix des techniques d’enrobés à la DIR Sud-Ouest (format pdf - 6.1 Mo - 30/09/2008).

Si ces travaux ne sont pas réalisés à temps, il devient nécessaire de réaliser des travaux beaucoup plus importants pour venir réparer ou renforcer non seulement la couche de roulement mais également la couche de base voire une partie de la couche de fondation.
Ces travaux de grosses réparations sont beaucoup plus coûteux que la simple réfection de la couche de roulement.


Le gel - dégel

Lorsqu’il gèle en profondeur, l’eau du sol se transforme en glace en provoquant une aspiration vers le haut de l’eau des couches inférieures.
En période de gel, la quantité d’eau sous forme de glace augmente donc dans la chaussée et dans le sol support ; de plus, l’expansion de la glace fait gonfler la chaussée.
Au dégel, cet excès d’eau fait chuter considérablement la portance du sol support et la chaussée devient particulièrement fragile.
Pendant la période nécessaire à l’évacuation de ce surplus d’eau, la pose de barrières de dégel est indispensable pour limiter la circulation des véhicules lourds.
Seules les chaussées suffisamment épaisses, reposant sur une couche de forme non gélive ne sont pas sensibles au gel.

La chaussée est d’autant moins sensible au gel - dégel qu’elle est bien imperméabilisée, drainée et assainie.

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